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  • sophie vuille

Apprendre l'anglais comme on fait de la musique !

Mis à jour : mars 17

Osons la comparaison : parler un anglais à la musicalité adéquate c’est comme jouer du violon, le résultat peut friser le sublime mais l'apprentissage implique un labeur intense.  Comprendre et reproduire les sons de l’anglais constitue un challenge pour nos oreilles et appareil vocalique français. 

À y réfléchir, il apparaît pourtant que nous avons été baignés d’accents, rythmes et intonations anglais dès notre jeune âge grâce à de la musique pop. La génération de nos parents avait déjà connu ce phénomène avec les textes anglais collant aux rythmes du rock’n’roll. La génération de nos enfants vit cela de manière exponentielle tant elle paraît accompagner de musique tous les instants de sa vie.

Au vu cette imprégnation sonore précoce, nous devrions tous être

bilingues ! Il n’en est rien, vous le savez. En effet, une des difficultés de l’anglais oral réside dans son caractère « insécable » pour une oreille française. Autrement dit, il nous est difficile de distinguer l’unité « mot » dans le continuum sonore de l’énoncé anglais.  Rien de plus normal car notre oreille a appris entre ses 0 et 3 ans à discriminer entre les sons du français. Par exemple, elle a appris à reconnaître (pour prononcer ensuite naturellement) la voyelle nasale typique du français  « en », mais pas le son « th » typique de l’anglais.

Les accentuations de l’anglais diffèrent aussi de celles du français. Par exemple, là où le français accentue la dernière syllabe « villAge», l'anglais insiste sur la premère «vIllage». Le système d'accents anglais confère à la langue un caractère chantant que le français n’a pas. Cela contribue à nos difficultés à reproduire son phrasé (cf. « Le français est devenu l’une des langues les moins chantantes du monde », F. Pennel).

Pourtant, où serait le plaisir sans difficulté à surmonter ? Lorsqu’enfin un mot s’extrait du « yaourt » sonore anglais, c’est la jubilation de Champollion déchiffrant la pierre de Rosette qui s’offre à nous.

Michel Leiris, dans son autobiographie, décrit ce plaisir lié au mot qui se révèle : « appréhendé d’un coup dans son intégrité le mot prend une allure de découverte, comme le déchirement brusque d’un voile ou l’éclatement de quelque vérité”. 

Come on then! Let's practice together!


Sophie Vuille, novembre 2019

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